Reprendre le travail

Trajet de réintégration

Vous n’êtes plus en mesure d’effectuer votre travail en raison d’une incapacité de travail ? Qu’elle soit permanente ou temporaire, il existe des solutions pour vous accompagner vers la reprise du travail.

Vous avez un rôle essentiel à jouer dans votre propre réintégration : n’hésitez pas à vous montrer proactif pour faciliter le passage de cette étape importante de votre vie professionnelle et personnelle.

Adaptation du travail

La reprise du travail peut être facilitée par des aménagements de vos conditions de travail. Adaptation du poste de travail, des horaires, ou encore réorganisation de vos tâches, plusieurs options s’offrent à vous selon votre état de santé.

Adaptation du temps de travail

Dans le cadre de votre retour au travail, une adaptation de vos conditions de travail vous permet de reprendre le chemin du travail en douceur.

Quelles adaptations sont possibles ?

  • Travailler moins d’heures par jour,
  • Travailler moins de jours par semaine,
  • Prendre plus ou de plus longues pauses,
  • Maintenir le même nombre d’heures, mais les répartir différemment durant la journée ou sur toute la semaine.

Les aides à votre disposition

1. Accompagnement en cas de reprise partielle

Lorsque vous êtes reconnu incapable de travailler par l’assurance indemnités, vous pouvez reprendre le travail de manière partielle avec l’autorisation du médecin-conseil de votre mutuelle.

Vous percevez un salaire de la part de l’employeur, tout en conservant une partie des indemnités d’incapacité de travail. En cas d’échec de la reprise partielle, vous pouvez à nouveau bénéficier de vos indemnités complètes.

2. Crédit-temps

Lorsque le médecin-conseil ne reconnaît plus votre incapacité de travail, il vous reste la possibilité de demander un crédit-temps.

Si vous remplissez les conditions, vous pouvez alors réduire vos prestations d’1/5e ou à mi-temps.

Travailleur indépendant ? Des aides sont à votre disposition. Pour en savoir plus, prenez contact avec l’INASTI.

Adaptation des tâches et de l’organisation du travail

Une adaptation de vos tâches et de l’organisation du travail peut être nécessaire dans le cadre de votre reprise.

Quelles adaptations sont possibles ?

  • Suppression des tâches pénibles (échéances serrées, tâches physiques pénibles, etc.),
  • Diminution du rythme de travail,
  • Internalisation des tâches sous-traitées,
  • Rotations des tâches,
  • Adaptation de la composition de l’équipe : collaborer avec d’autres/plus de collègues, redistribuer les activités aux autres membres de l’équipe,
  • Télétravail,
  • Etc.

Adaptation du poste de travail

Afin d’accompagner votre réintégration, une adaptation de votre environnement et de votre espace de travail peut être envisagée.

Quelles adaptations sont possibles ?

  • Réaménager l’espace de travail : le bureau, le siège, l’éclairage, environnement adapté, etc.,
  • Adapter le matériel de travail : fournir des écrans de lecture plus grands, des souris d’ordinateur spéciales, des dictaphones, des logiciels adaptés, des véhicules adaptés, etc.,
  • Adapter l’équipement aux limitations de la personne : vue, ouïe, mobilité, etc.

Se former en vue du retour à l’emploi

Des solutions sont à votre disposition pour acquérir de nouvelles compétences professionnelles ou actualiser les vôtres.

Le trajet de réinsertion socioprofessionnelle

  1. En quoi consiste ce trajet ?
    • Vous souhaitez actualiser vos compétences actuelles ?

      Si vous avez la possibilité et le souhait de reprendre vos anciennes fonctions, vous pouvez bénéficier d’une actualisation de vos connaissances acquises au cours de votre carrière dans le cadre d’une réhabilitation professionnelle.

    • Vous souhaitez développer de nouvelles compétences ?

      Si vous ne pouvez pas reprendre votre ancien poste de travail, vous pouvez toujours vous tourner vers une nouvelle fonction. Une réorientation professionnelle vous permettra d’acquérir de nouvelles connaissances et compétences.

  2. Puis-je bénéficier de ce type de trajet ?

    Oui, si :

    Il s’agit d’un parcours effectué sur base volontaire : c’est à vous de le demander.

    • Vous avez été reconnu en incapacité de travail
    • Votre état de santé est compatible avec la formation et l’emploi qui vous intéressent et vous avez reçu l’avis du médecin-conseil de votre mutuelle
    • Votre problème de santé ne découle ni d’une maladie professionnelle, ni d’un accident du travail
  3. Comment se déroule le trajet ?

Le processus démarre avec un entretien chez le médecin-conseil de votre mutualité. Son rôle est d’évaluer votre situation, avant de vous aider à établir un projet professionnel, si toutes les conditions sont remplies.

Vous disposez d’un délai de 6 mois après la fin du stage pour chercher un emploi tout en percevant vos indemnités. Dans l'intervalle, vous êtes toujours en incapacité de travail. N’hésitez pas à solliciter les services régionaux pour l’emploi (Actiris, Forem, VDAB) dans le cadre de vos recherches.

Au terme de ces 6 mois, le médecin-conseil réévalue votre situation en tenant compte de vos nouvelles compétences professionnelles. Il peut mettre fin à votre incapacité de travail.

  • Vous avez déjà un projet en tête :
    • il est validé par le médecin-conseil : il transmet votre projet à l’INAMI, afin de solliciter la prise en charge des frais liés au projet.
    • il n’est pas validé : dans ce cas, le médecin-conseil peut vous proposer d’autres solutions.
  • Vous n’avez pas encore de projet ou le médecin-conseil estime que votre projet n’est pas complet : il vous renvoie vers des partenaires spécialisés pour l’affiner.
  1. Quel est l’impact financier de ce trajet ?

    Le trajet de réinsertion socioprofessionnelle n’a pas d’impact financier pour vous : votre reconnaissance en incapacité de travail est garantie.

    Pendant la formation, vos indemnités liées à l’incapacité de travail vous sont toujours versées et vous pouvez bénéficier d’interventions financières : remboursement des droits d’inscription, des frais de transport, du matériel, etc.

    Des primes par heure de formation suivie et en cas de réussite finale vous sont également versées.

Aides à l’orientation professionnelle

L’assurance indemnités prend en charge les frais liés à l’examen d’orientation professionnelle dans certains cas.

Accompagnement de carrière

En Flandre et à Bruxelles, vous pouvez également bénéficier d’un accompagnement de carrière gratuit si vous remplissez certaines conditions.

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